La FEBO a tenu son premier congrès international à Bâle le 1er
septembre 2006 ayant pour thème "Le bois et l'environnement". Ceci n'est pas une
coïncidence dans la mesure où les aspects écologiques sont chaque jour plus
importants pour le secteur. L'opinion publique y est fortement sensible, des ONG
se sont engagées et la Commission européenne a élaboré un plan d'action pour
l'Application des Réglementations Forestières, Gouvernance et Echanges
Commerciaux, mieux connu sous le sigle FLEGT.
La FEBO est depuis longtemps consciente de l'importance de ces questions.
Aussi a-t-elle adopté un nouvel article dans ses statuts condamnant
l'exploitation forestière illégale et le commerce lié, tout en reconnaissant la
nécessité d'une certification indépendante de la gestion durable des forêts. En
outre, les membres de la FEBO ont adopté un code de conduite recommandant de
prendre en toutes les dispositions possibles pour s'approvisionner en bois et
produits en bois d'une manière responsable. Le point de vue de la Commission
européenne La FEBO se réjouit que le Commission européenne ait accepté de
participer à son congrès et ce, à un niveau de représentation élevé. C'est non
seulement la présence de M. Jeremy Wall qui est encourageante, mais aussi le
fait que dans son intervention il a souligné sans équivoque qu’il serait
opportun que les intérêts de l'ensemble des parties concernées par le commerce
du bois se fasse via la FEBO. Sa présentation comprenait par ailleurs les mises
à jour sur le FLEGT, du côté de la demande (dialogue de la Commission européenne
et des états-membres avec le secteur privé, appui au Timber Trade Action Plan et
d'autres projets) et du côté de l'offre (négociations et accords de partenariat,
engagement et appui aux initiatives FLEG tels que ENA, FLEG, AFLEG, ASEAN FLEG).
Jürgen Blaser, ancien président de l'OIBT-ITTO, a fourni une vue d'ensemble du
problème de l'exploitation forestière illégale, du projet FLEGT, des différentes
définitions de l'illégalité qui créent des problèmes – pour en arriver à la
conclusion que les mesures susceptibles d'améliorer la prise en charge de cette
problématique dans le secteur de la forêt et des produits forestiers ce sont la
prévention, la détection et la répression. Initiatives privées en matière
d'exploitation forestière illégale Heiko Liedeker a traité des critères FSC pour
les bois certifiés. Oliver Scholz, le directeur de la communications du PEFC
évoqué la position du PEFC et ce qui a motivé les décisions prises. Andy Roby a
fait le point sur le plan d'action du commerce du bois dans l'Union européenne,
les objectifs du Timber Trade Action Plan (TTAP) pour parvenir à vérifier la
légalité de 20 % des importations de bois tropicaux par les Fédérations du
Commerce de Bois des pays participants au projet TTAP d'ici 2010. Il a donné une
vue d'ensemble des principaux résultats en date : le site web développé,
l'organisme de coordination au niveau européen qui devrait développer une
politique d'achat harmonisée pour le secteur, l'outil d'évaluation des risques
et chaîne de contrôle mise sur pied pour les conseillers externes.
Jörg Reimer a détaillé le projet pilote élaboré en Suisse afin de fournir
quelques critères pour les achats responsables de bois, une coopération entre le
WWF, Greenpeace et l'industrie suisse du bois. Une première étape sera un projet
pilote établi avec les négociants en bois choisis, afin de examinant une
directive visant l'exclusion du bois récolté illégalement et ce, sur base sur
les exigences essentielles des critères de FSC pour le bois certifié.
Conclusions pour le commerce du bois Le commerce du bois, particulièrement les
entreprises plus petites, se montre soucieux quant à la surcharge de mesures
ayant trait à l'éradication du bois illégal, aussi bien du côté de la demande
que de celui de l'offre. Ces entreprises conviennent naturellement que des
mesures devraient être prises, mais elles aimeraient que cela se fasse d'une
manière bien structurée et surtout que cela reste "simple". Elles se rendent
parfaitement compte que leurs approvisionnements futurs en bois tropicaux
dépendront des accords de partenariat volontaires pour lesquels la Commission
européenne a entamé des négociations. Les pays concernés sont : le Cameroun, le
Ghana, l'Indonésie et la Malaisie. Panneaux à base de bois Reto Coutalides a
évoqué des exigences qui concernent les panneaux à base de bois. C'est surtout
dans les bâtiments publics que des problèmes ont été détectés en matière
d'émissions de formaldéhyde par des panneaux à base de bois, même lorsque la
norme E-1 était prise en considération. Il a déclaré qu’au stade de la
conceptions de bâtiment on ne disposait pas de suffisamment de données sur les
émissions de formaldéhyde. Les architectes devraient être mieux informés sur les
émissions possibles de formaldéhyde en aménagements intérieurs. On ne peut pas
se baser seulement sur les tests théoriques réalisés en usine (mesure de classe
E1) pour optimiser le climat intérieur. Kris Wijnendaele, sécrétaire général
d'EPF [la Fédération européenne des panneaux à base de bois], a clairement
souligné qu'il est en faveur d'une collaboration plus étroite avec la FEBO. Il a
invité la FEBO à participer au processus de la feuille de route 2010 de la
CEI-Bois, l'incitant à utiliser l'exposition "Combattre le changement
climatique" et à distribuer la publication qui traite des changements
climatiques. D'après lui, la FEBO devrait également débattre plus en détail avec
EPF à propos des questions qui concernent le formaldéhyde. K. Wijnendaele a
déclaré que l'industrie européenne des panneaux à base de bois s'est fortement
investie dans la garantie de la qualité et la sûreté de ses produits et dans la
protection de l'environnement. Tous les membres d'EPF se sont engagés à se
conformer à classe de base quant aux émissions de formaldéhyde (E1) d'après les
normes de l'UE. EPF continue à rassembler des données et à distribuer une
information scientifique correcte. Il a enfin ajouté une déclaration sur le
marquage CE obligatoire pour les produits de construction, plus particulièrement
les panneaux à base de bois, suivant la norme harmonisée EN 13986. Enfin, le
fabricant suisse de panneaux à base de bois Kronospan Switzerland Ltd. a exprimé
son point de vue concernant les aspects écologiques des panneaux à base de
bois.
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